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Critique littéraire, billets d'humeur, entretiens avec des auteurs...

Le Dernier Été d'un jeune homme, Salim Bachi (Flammarion)

Le Dernier Été d'un jeune homme, Salim Bachi (Flammarion)

Je l'avouerai tout de suite : je n'aime pas beaucoup Camus, sa gabardine, sa Peste et ses bons sentiments. Oui, je préfère Sartre, son strabisme, sa pipe et ses mauvaises manières. Et ce n'est pas seulement une question d'accessoires : je ne me risquerai...

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Faillir être flingué, Céline Minard (Rivages) et La Méthode Arbogast, Bertrand de la Peine (Minuit)

Faillir être flingué, Céline Minard (Rivages) et La Méthode Arbogast, Bertrand de la Peine (Minuit)

Un spectre, semble-t-il, hante le roman français. C’est le spectre de l’Aventure. On m’a reproché récemment de prendre pour héros de mes modestes fictions sur ce blog un écrivain, et je suis bien conscient que par les temps qui courent l’effet produit...

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Les Renards pâles, Yannick Haenel (Gallimard, L’Infini)

Les Renards pâles, Yannick Haenel (Gallimard, L’Infini)

Ça commence plutôt bien. Raconter la vie quotidienne d’un chômeur qui ne peut plus payer son loyer et va vivre dans sa voiture ressemble à une bonne idée. Organisation matérielle (occulter les fenêtres), problèmes à résoudre (la douche), petits incidents...

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Sofia s'habille toujours en noir, Paolo Cognetti (traduit de l'italien par Nathalie Bauer, Liana Levi)

Sofia s'habille toujours en noir, Paolo Cognetti (traduit de l'italien par Nathalie Bauer, Liana Levi)

Dans le roman de Paolo Cognetti une activité revient avec insistance : trier, jeter. De vieux jouets, des tableaux…, le motif culminant au dernier chapitre dans le récit d’un montage cinématographique censé réduire vingt heures de rush à deux heures de...

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Volt, Alan Heathcock, traduit de l’anglais par Olivier Colette (Albin Michel)

Volt, Alan Heathcock, traduit de l’anglais par Olivier Colette (Albin Michel)

La nouvelle, ça ne pardonne pas. Ce genre modeste ne peut se pratiquer par défaut. Le roman avale tout, de la poésie à l’essai en passant pas le roman lui-même, mais la nouvelle ne supporte d’autre propos qu’en adéquation parfaite à sa brièveté. Si on...

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Clichy, Vincent Jolit, Éditions de La Martinière

Clichy, Vincent Jolit, Éditions de La Martinière

Eh bien mais voilà ce qu'on pourrait appeler un charmant petit livre… Jolie couverture bleu ciel pour ce qui est de l'aspect extérieur et, quant au contenu, une modestie de bon aloi. Comme il arrive souvent, le premier roman de Vincent Jolit se recommande...

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Raymond Carver, Les Trois Roses jaunes, traduit de l'anglais par François Lasquin (Points)

Raymond Carver, Les Trois Roses jaunes, traduit de l'anglais par François Lasquin (Points)

Ce qui est bien avec la fuite du temps, c’est qu’au fil des années on peut suivre avec intérêt l’évolution de ses propres goûts. Ainsi, pendant longtemps, tel que vous me voyez, je n’ai pas beaucoup aimé Raymond Carver. Cette platitude affichée, cette...

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Il faut beaucoup aimer les hommes, Marie Darrieussecq (P. O. L.)

Il faut beaucoup aimer les hommes, Marie Darrieussecq (P. O. L.)

Solange a grandi. « La petite sauvage, la jeune anthropophage » dont Marie Darrieussecq faisait dans Clèves le portrait brutal et séduisant, est devenue, qui l’eût cru, actrice à Hollywood. Elle y rencontre un acteur canadien mais d’origine camerounaise....

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Mohawk, Richard Russo, traduit de l'anglais par Jean Esch (10-18)

Mohawk, Richard Russo, traduit de l'anglais par Jean Esch (10-18)

Encore un gros roman américain. Dommage qu’il paraisse à la rentrée car il est parfait pour lire en été, tard le soir, par forte chaleur, quand l’odeur des tilleuls monte de la rue déserte et qu’on sait ne pas avoir à se lever tôt le lendemain. Barthes,...

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Un jour par la forêt, Marie Sizun (Arléa)

Un jour par la forêt, Marie Sizun (Arléa)

Au cours de l' entretien qu'elle m'a fait l'amitié d'accorder à ce blog, Marie Sizun citait, parmi les écrivains dont elle se sentait proche, Virginia Woolf et Henry James. Pour ma part je la rattacherais plutôt à la famille des Dabit ou des Luc Dietrich,...

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