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Critique littéraire, billets d'humeur, entretiens avec des auteurs...

Mes livres du mois d’octobre

 

 

L’Éléphant, Patrick Modiano (Gallimard)

Van Walle, cent vingt kilos, arpente le quartier du Champ-de-Mars toujours désert ou épie avec ses jumelles des voisins qui se révèlent issus de son propre passé. Tout le charme mystérieux des romans de Modiano, et une magnifique allégorie de la création littéraire.

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Je change de nom, Christine Angot (Flammarion)

L’autrice de Sujet Angot revient sur l’histoire de sa famille maternelle et sur l’inceste dont elle-même fut victime, pour expliquer les raisons qui l’ont poussée à reprendre le nom de son grand-père juif. Christine Angot est tout entière dans ce livre, avec son talent, ses naïvetés, sa force.

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Mission de l’ombre, Thomas Pynchon, traduit de l’anglais par Nicolas Richard (Bourgois)

À 89 ans, le mythique auteur de V. revisite le polar et le roman d’espionnage de l’entre-deux-guerres, sur tempo de jazz, dans un étourdissant mélange de personnages, de voix, de thèmes, qui constitue aussi une brillante réflexion sur le genre romanesque.

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Eugénie sous les bombes, Anne Percin (Buchet-Chastel)

De la vie de ses arrière-grands-parents dans la Lorraine du début du siècle dernier et de la guerre, Anne Percin sait faire une authentique œuvre de fiction, d’une poésie et d’une empathie plus vraies que le réel.

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Rendez-vous sur l’autre rive, Jay McInerney, traduit de l’anglais par Thierry Decottignies (L’Olivier)

Dernier tome, brillant et mélancolique, d’une « comédie new-yorkaise » en quatre volumes. L’écrivain américain y fait le portrait tacitement satirique d’une époque, d’une ville et d’une caste.

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Début de printemps, Penelope Fitzgerald, traduit de l’anglais par Frédéric Faure et Cyrielle Ayakatsikas (La Table Ronde)

Dans ce roman paru en 1988, l’autrice britannique morte en 2000 décrivait avec un réalisme minutieux et exacerbé la vie quotidienne d’Anglais exilés dans le Moscou d’avant la révolution. Mais sous l’humour et les détails précis l’intrigue suit son cours, comme le fait l’Histoire, souterrainement en marche.

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La Hantise, Jean-Philippe Toussaint (Minuit)

C’est presque un roman d’espionnage, qui nous introduit dans les institutions européennes en proie aux lobbies et aux tentatives d’ingérence… Cependant le héros se sent en perpétuel « décalage horaire », et le récit s’entrouvre sans cesse sur d’autres possibilités narratives.

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Ma Julia, Susan Taubes, traduit de l’anglais par Jakuta Alikavazovic (Rivages)

Qui parle, dans ce livre d’une écrivaine américaine morte en 1969 et récemment redécouverte ?... Le démon de Julia, ange gardien ou mauvais ange, qui nous raconte la vie de l’héroïne vue de l’intérieur. Protestation féministe et tour de force littéraire.

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