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    Depuis l’enfance, les problèmes d’intervalles ont toujours été pour moi de vrais problèmes. Aussi ai-je compté et recompté. Mais pas de doute : cette rentrée est la onzième pour mon blog, celui-ci a donc bien 10 ans.

     

    C’est en effet en septembre 2011 qu’ont été mis en ligne les premiers articles sur ce qui s’appelait alors La Petite Revue littéraire d’Ahnne et Pétel. Celle-ci proposait déjà des Notes de lecture, ainsi que de courtes Fictions et des Billets sur des sujets divers, mais littéraires. Gilles Pétel, écrivain et ami, ayant renoncé au bout d’un an à poursuivre la complicité dans ce domaine, Le Blog littéraire de Pierre Ahnne continuait tout seul dès la rentrée 2012, toujours avec les mêmes rubriques, auxquelles sont venues depuis s’en ajouter quelques autres. En 2015, changeant de plate-forme et d’adresse, il devenait nouveau. Eh oui.

     

    La moindre des choses est de remercier, une fois de plus, les lecteurs abonnés à la newsletter et les autres, présents dès le début ou arrivés plus tard, pour leur soutien, leurs commentaires, leurs partages sur les réseaux sociaux.

     

    Et puis, naturellement, à tout anniversaire ses fêtes. Pour célébrer celui-ci, des auteurs avec qui j’ai réalisé des entretiens ou à qui j’ai consacré des articles m’ont fait l’amitié de répondre en quelques pages à la question suivante : « Aimez-vous parler de vos livres ? » Dès samedi prochain et tous les samedis pendant plusieurs semaines, vous pourrez lire les textes où chacun s’exprime à sa manière, directe ou plus oblique, sur le sujet.

     

    Pendant quelques semaines aussi, mes Retours en arrière reviendront systématiquement, certains lundis, sur des articles parus il y a dix ans — manière comme une autre de mesurer le passage du temps sur nos goûts et nos intérêts, et ses effets, ou leur absence.

     

    Mais bien sûr il sera aussi question du présent, c’est-à-dire de la célèbre, rituelle et toujours plus estivale rentrée littéraire. Vous entendrez ainsi parler du nouveau et fascinant roman de Kazuo Ishiguro (1), de la belle méditation que Stéphane Lambert consacre à Paul Klee (2), de l’émouvante évocation qu’Emmanuelle Lambert fait de son père (3). Et aussi de l’impressionnant roman de l’écrivaine d’origine géorgienne Nino Haratischwili (4), de l’étrange récit maritime de Mariette Navarro (5), du singulier récit insulaire de Véronique Sales (6), du prometteur premier roman de Dan Nisand (7)

     

    Et, à mesure que les semaines passeront, bien d'autres titres viendront, certains lundis et tous les mercredis, s'ajouter à cette liste. En espérant contribuer ainsi à embellir encore votre rentrée, que je vous  souhaite déjà aussi belle que possible, quelle que soit la rudesse des temps.

     

    P. A.

     

    (1) Klara et le soleil (Gallimard)

    (2) Paul Klee jusqu’au fond de l’avenir (Arléa)

    (3) Le Garçon de mon père (Stock)

    (4) Le Chat, le Général et la Corneille (Belfond)

    (5) Ultramarins (Quidam)

    (6) Okoalu (Vendémiaire)

    (7) Les Garçons de la cité-jardin (Les Avrils)

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  • Voici venu le temps de la pause estivale, qui ne s’interrompra guère avant que paraissent les premiers livres de la rentrée, vers le 19 août.

     

    C’est aussi le temps de rappeler quelques titres, parus depuis le mois de janvier, que je vous recommande spécialement au moment de remplir vos valises.

     

    Je vous souhaite des semaines de repos, de lectures et de sérénité. En septembre, je vous convierai à fêter avec moi le dixième anniversaire de ce blog, auquel je vous remercie d’être si fidèles.

     

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Crimes vrais et faux

     

    Noir Diadème, Gilles Sebhan (Rouergue noir)

    Le dernier (mais peut-être après tout pas l’ultime) volume de la série « policière » de Gilles Sebhan, Le Royaume des insensés. On y rencontrera beaucoup de cadavres, comme il se doit. Mais l’essentiel sera, comme toujours, ailleurs — dans le monde des enfants fous ou perdus, qui poursuivent, en marge des adultes, leurs fascinants rituels et leur vraie vie.

     

    La Maison de Bretagne, Marie Sizun (Arléa)

    Il y a un cadavre égaré dans cette maison de famille que revient visiter une héroïne vieillissante. C’est cependant surtout de la mémoire, de l’enfance, du temps et de sa fuite qu’il s’agit dans ce roman aux teintes subtiles.

     

    Un lieu de justice, Jean-Paul Honoré (Arléa)

    Il est peu question de crimes dans cette exploration du nouveau Tribunal de justice de Paris. Le regard du narrateur-spectateur se fixe sur le minuscule, l’à-côté, le détail des gestes, des tenues et des mots. Poésie et profondeur.

     

    La vengeance m'appartient, Marie Ndiaye (Gallimard)

    Maître Susane, l’héroïne, est avocate. Elle défend une infanticide, et sa femme de ménage est sans papiers. Mais, sous ces thèmes dans l’air du temps, la phrase ironiquement parfaite de Marie Ndiaye brode sa musique, et la logique mystérieuse des rêves suit son cours.

     

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Voyager (dans l’espace)

     

    Dans le ventre du Congo, Blaise Ndala (Seuil)

    Entre Belgique et Congo, entre 1958 et 2005, sur les traces de Tshala, la princesse perdue… Un roman tourbillonnant, drôle et grave, qui plonge dans les cercles de la mémoire au rythme effréné de la rumba.

     

    Une saison douce, Milena Agus, traduit de l’italien par Marianne Faurobert (Liana Levi)

    Un groupe de migrants échoue dans un village de la Sardaigne profonde. De ce sujet périlleux, Milena Agus tire une chronique villageoise drôle, subtile, qui déjoue tous les pièges du moralisme et du mélo : un de ces tours de force dont elle a le secret.

     

    La Rivière, Peter Heller, traduit de l’anglais par Céline Leroy (Actes Sud)

    Avec Wynn et Jack, en canoë dans le nord du Canada. À la rencontre de la nature, de la violence, de soi-même… La grande tradition brillamment revisitée.

     

    Patagonie dernier refuge, Christian Garcin et Éric Faye (Stock)

    Avec deux écrivains voyageurs, au pays des grands vents et des innombrables histoires. Érudition, nonchalance, attention aux détails apparemment infimes, aux coins perdus et aux figures oubliées. Rêver au bout du monde…

     

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Voyager (dans le temps)

     

    La Nuit des orateurs, Hédi Kaddour (Gallimard)

    Avec Tacite et Pline, à la cour de Domitien. Loin des pièges du roman historique comme des impasses de l’actualisation, une belle, captivante et savante mise en scène du combat de la peur et de la littérature.

      

    Hamnet, Maggie O’Farrell, traduit de l’anglais par Sarah Tardy (Belfond)

    L’écrivaine irlandaise imagine la vie d’Agnes, femme de Shakespeare, et la mort d’Hamnet, son jeune fils… Ce faisant, elle nous soustrait au temps, pour nous installer, sans effort, dans le mystère des choses et de la présence au monde.

     

    Les Ingratitudes de l'amour, Barbara Pym, traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff (Belfond [vintage])

    Dans ce roman paru en 1961, l’inégalable Barbara Pym racontait des vies dérisoires avec une délectation communicative. Et faisait de l’art du roman un éloge indirect et ironique.

     

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

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  • photo Pierre Ahnne

     

    Soyons positifs : parmi les multiples surprises que nous réservait l’année qui s’achève, il y en a aussi eu de bonnes. D’abord, la lecture s’y est révélée une activité sinon « essentielle », au moins prisée. Ensuite, la rentrée littéraire a été riche en ouvrages intéressants. Comme tous les ans à pareille époque, en voici quelques-uns, parmi ceux qui m’ont plu et dont j’ai parlé.

     

    Autant de lectures possibles en temps de couvre-feu, avant 2021 et des jours peut-être meilleurs — c’est en tout cas ce que je vous souhaite.

     

    Rendez-vous en janvier, pour parler du nouveau Marie Sizun, du nouveau Gilles Sebhan, du nouveau Chris Kraus. De Maryline Desbiolles, de Marie Ndiaye, d’Hédi Kaddour, et de bien d’autres…

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Dans le secret des familles

     

    Fille, Camille Laurens (Gallimard)

    La vie de Laurence, entre ses parents, ses sœurs, son corps, son fils, sa fille, c’est aussi l’aventure d’un mot et la naissance d’une future (grande) écrivaine.

     

    Les Grandes Poupées, Céline Debayle (Arléa)

    Qu’est-ce que l’Indochine ? Pourquoi Josette n’a-t-elle plus le droit d’aller au Balto avec son père adoré ? Pourquoi doit-elle passer l’été avec sa mère, sa cousine et sa tante haïe ?... Une enfance des années 1950, tout en couleurs et en ruptures de ton.

     

    Les Lionnes, Lucy Ellmann (Seuil)

    On n’en a pas assez parlé… Ce long monologue intérieur d’une ménagère américaine dans sa cuisine est un des livres les plus étonnants de la rentrée. Et, peut-être, un des plus jubilatoires…

     

     

    Dans les tourments de la jeunesse

     

    Qui sème le vent, Marieke Lucas Rijneveld (Buchet-Chastel)

    Le premier roman de cette jeune écrivaine a fait grand bruit aux Pays-Bas. Il y a de quoi : un frère qui meurt, le corps qui change, les vaches décimées, la Bible… une langue exubérante et violente, la farce paysanne côtoie toujours la mort.

     

    La Ville aux acacias, Mihail Sebastian (Mercure de France)

    En 1935 paraissait en Roumanie ce roman traduit aujourd’hui pour la première fois. On y voyait Adriana grandir, hésiter entre plusieurs amours, découvrir le langage du corps… On y voyait passer les saisons, nuits d’été, songeries hivernales, mélancolie…

     

    L'Invitation à la valse, Rosamond Lehmann (Belfond)

    Retour d’une écrivaine anglaise très injustement oubliée. Olivia, dix-sept ans, va à son premier bal et y découvre, sous les apparences mondaines, le vrai monde. Subtil, cruel et plein de charme.

     

    Le même éditeur republie aussi Intempéries, où on retrouve l’héroïne des années plus tard. L’appartenance de Rosamond Lehmann au Bloomsbury Group y est encore plus sensible, dans l’habile entrelacs du dialogue et du monologue intérieur.

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Face au silence des choses

     

    Okuribi, Hiroki Takahashi (Belfond)

    Faux roman d’adolescence sur fond de harcèlement scolaire, où le héros n’entre pas tant dans l’âge adulte que dans l’intimité de l’univers. Paysages, parfums, insectes, tout ici est signe.

     

    Sous la lumière des vitrines, Alain Claude Sulzer (Chambon)

    Ce sont des choses bien différentes qu’on rencontre dans le roman de l’écrivain suisse, où un décorateur de vitrines voit sa vie minuscule bouleversée par l’irruption de la modernité. L’inquiétante étrangeté des étalages d’antan, et, en filigrane, une subtile réflexion sur l’œuvre d’art…

     

    P. A.

     

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    photo Pierre Ahnne

     

     

    Voici l’année nouvelle. L’année littéraire, bien sûr, qui commence cette semaine. La précédente a été mouvementée, tout le monde s’en sera aperçu, traversée non seulement par le malin virus mais par toutes sortes d’affaires, qui touchaient le monde littéraire ou des arts en général. Vous remarquerez que je n’en ai rien dit. Ma discrétion proverbiale, sans doute, ou, plus probablement, le fait que ce blog, comme son nom l’indique, s’occupe de littérature — pas de la vie des personnes civiles.

     

    Je continuerai, pour la dixième année, à lire, dans cet esprit, ce qui se publie, et à en parler à celles et à ceux qui voudront bien continuer eux-mêmes de me lire. Attentif aux continuités et aux métamorphoses du roman, que cette rentrée illustre de façon particulièrement spectaculaire. Il est un peu trop tôt pour que s’abatte la prévisible avalanche d’histoires de pandémie. Mais la dystopie est bien là (Ilan Duran Cohen, Le Petit Polémiste, Actes Sud), comme le roman de reconstruction après traumatismes de diverses sortes (Sarah Manigne, Quitter Madrid, Mercure de France ; Hélène Veyssier, Comme une ombre portée, Arléa ; Marieke Lucas Rijneveld, Qui sème le vent, Buchet-Chastel), et l’histoire de genre commence à s’installer (Julien Dufresne-Lamy, Mon père, ma mère, mes tremblements de terre, Belfond).

     

    Cependant l’autofiction n’a pas dit son dernier mot (Camille Laurens, Fille, Gallimard), le roman biographique non plus (Sandrine Willems, Consoler Schubert, Les Impressions Nouvelles ; Caroline Deyns, Trencadis, Quidam). Le tableau d’époque se porte toujours bien (Simon Liberati, Les Démons, Stock ; Barbara Kingsolver, Des vies à découvert, Rivages), le roman rural, parfois teinté d’écologie, confirme son retour (Vinca Van Eecke, Des kilomètres à la ronde, Seuil ; Florent Marchet, Le Monde du vivant, Stock). La famille reste une valeur sûre (Marie-Hélène Lafon, Histoire du fils, Buchet-Chastel ; Céline Debayle, Les Grandes Poupées, Arléa ; Pia Malaussène, L’Aurore, Mercure de France).  Et, partout, les enfants ou les adolescents abondent, ce qui prouve que le bon vieux récit d’éducation, qui se glisse sans effort dans tous ces cadres, ne se démode pas.

     

    Bien sûr, les plus intéressants parmi ces titres sont ceux qui se jouent des catégories et ne les empruntent que pour s’en démarquer. Sans compter les franchement inclassables, surtout quand je ne les ai pas encore lus (Sabyl Ghoussoub, Beyrouth entre parenthèses, L’Antilope ; Oscar Lalo, La Race des orphelins, Belfond ; Hervé Le Tellier, L’Anomalie, Gallimard). Et ce n’est pas fini.

     

    fr.wikipedia.org

     

     

    Je vous souhaite une bonne rentrée, sans autre virus que celui de la lecture. Et, par goût de la contradiction ou souci de la cohérence, je dirai d’ores et déjà quelques mots d’un ouvrage qui n’est pas un roman et témoigne de vies véritables, mais vouées à s’anéantir pour laisser toute sa place à l’œuvre — au point que les auteures en question ont d’abord présenté celle-ci sous des pseudonymes masculins.

     

    Je parle de la famille Brontë, dont Gallimard, dans sa collection « Folio classique », publie des Lettres choisies, traduites, remarquablement, et annotées par Constance Lacroix, dont j’ai déjà vanté les talents (voir ici). Elles se succèdent de 1821 à 1855, année de la mort de Charlotte, qui les signe presque toutes, le reste de la correspondance familiale étant réduite à l’état de vestiges. On voit, au fil du volume, mourir Branwell, le frère, puis Emily, puis Anne, et l’auteure de Jane Eyre connaître le succès qu’on sait. Elle raconte ses journées monotones, quand « la tempête fait rage » et que « la plainte continuelle du vent [la] remplit d’une intense mélancolie ». Mais aussi la rencontre des éditeurs londoniens stupéfaits et de Thackeray (dont Roland Barthes, dans le film de Téchiné, tenait le rôle). Elle approuve ou déplore les critiques consacrées à ses livres, et affirme que « la Vérité vaut mieux que l’Art ». Bonne rentrée, encore une fois.

     

    P. A.

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  • Cela n’aura échappé à personne : le printemps a été un petit peu perturbé, y compris en matière de publications, littéraires ou pas. Depuis janvier, cependant, assez de livres assez remarquables ont paru pour bercer vos siestes estivales. En voici quelques-uns, j’aurais pu en ajouter d’autres. Mais il fallait bien faire un choix, et il est loisible à chacun de parcourir les dernières pages de ce blog pour y trouver peut-être quelques idées supplémentaires.

     

    Bel été à tous. Et rendez-vous vers le 20 août, quand paraîtront les premiers titres de la rentrée dite de septembre.

     

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Des histoires de pères

     

    Papa, Régis Jauffret (Seuil)

    « Réparer le père » : telle est la tâche, impossible, bien sûr, à laquelle s’attelle ici l’auteur de Fragments de la vie des gens. Sans précautions ni concessions, selon sa manière habituelle.

     

    Feu le royaume, Gilles Sebhan (Rouergue noir)

    Dans le troisième roman de sa série policière Le Royaume des insensés, Gilles Sebhan continue, sur le mode du conte horrifique, d’explorer les thèmes de la transmission et de l’ascendance.

     

     

    Des histoires de fils et de filles

     

    Azur noir, Alain Blottière (Gallimard)

    Le jeune Léo habite l’immeuble où Rimbaud a jadis rejoint Verlaine. Possession ? Réincarnation ? Il se met à écrire et a d’étranges visions. Alain Blottière suit en funambule inspiré la piste étroite entre roman et poésie.

     

    Une poignée de vies, Marlen Haushofer, traduit de l’allemand par Jacqueline Chambon (Chambon)

    L’écrivaine autrichienne conte l’enfance, l’adolescence et la jeunesse de Betty, entre prison du corps et éblouissantes ouvertures au monde.

     

     Summer Mélodie, David Nicholls, traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois (Belfond)

    Charlie, qui porte ses seize ans comme une croix, découvre, en un seul été lumineux, Shakespeare, le théâtre et l’amour. Élégante et roublarde variation sur des thèmes connus mais inusables.

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Des histoires d’artistes

     

    Harpo, Fabio Viscogliosi (Actes Sud)

    La plus silencieux des frères Marx s’égare sur les routes de France et perd la mémoire. Cet épisode imaginaire nous emmène d’un pas léger vers des questions graves…

     

    Être moi toujours plus fort, Stéphane Lambert (Arléa)

    Dans ce livre illustré, Stéphane Lambert, entre récit et poèmes en prose, suit le peintre Léon Spilliaert dans l’espace essentiel sur lequel ouvrent ses noirs tableaux.

     

     

    Des histoires de choses

     

    Ne quittez pas !, Marie Sizun (Arléa)

    Brèves histoires de téléphone, qui sont autant de poèmes à la solitude et à la ville. On y entend la musique unique de Marie Sizun.

     

    Le Bosquet, Esther Kinsky, traduit de l’allemand par Olivier Le Lay (Grasset)

    Sous le regard de la grande écrivaine allemande, les paysages de l’Italie du Nord deviennent d’étranges manuscrits, où tout est signe et parle de la mort…

     

    Mélancolie du pot de yaourt, Philippe Garnier (Premier Parallèle)

    Ce petit livre grave et désopilant dévoile, sous les multiples emballages qui nous entourent, d’inquiétantes et réjouissantes profondeurs.

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

    Des histoires (déjà) anciennes

     

    La Rue, Ann Petry, traduit de l’anglais par Martine Monod, Nicole et Philippe Soupault (Belfond) [première édition en 1948]

    L’écrivaine afro-américaine donnait, dans ce roman rageur, une peinture hallucinée de Harlem et de ceux qui étaient contraints d’y vivre.

     

    L'Italienne qui ne voulait pas fêter Noël, Jérémie Lefebvre (Buchet-Chastel) [paru en 2019]

    Quand l’auteur de Danse avec Jésus s’attaque au roman de gare, c’est pour en faire un de ces pièges retors et drôles dont il est coutumier…

     

    photo Pierre Ahnne

     

     

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